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 parce que ma passion c'est le vin !!!

Dimanche 19 février 2006
Je me suis toujours interrogé sur la température de service du vin qu’il soit rouge ou blanc et encore plus pour des vins de champagne. Je vais tenter de tordre le cou aux idées préconçues et souvent désastreuses qui circulent !
 
Premier point non négligeable : la saison. Evidemment tous les vins seront servis plus frais l’été que hiver !  Cela semble logique, mais si peu souvent appliqué !
 
Attention PAS façon Saint –Trop ! J’entend par là neuf dixième de glace pour 3cl d’eau (je tolère seulement ce service pour les vins qui ne méritent pas que l’on s’y attarde : les rosés et les blancs bien dilués et bien soufrés qui font bien mal à la tête. Sans oublier les « Champs »  à  tendance brûlures gastriques.)
Les blancs, rosés et rouges légers de consommation courante doivent être bus assez frais entre 6° et 10°C suivant les goûts, je vois même régulièrement UN glaçon finir le boulot dans certains verres de clients. Mais sur ce type de produits cela ne me gène pas car j’y vois plus un effet désaltérant.
 
En ce qui concerne les vins blancs de grande qualité, pas de mystère : le froid les contracte.
Alors rien de mieux que de les servir entre 14 et 17°C pour les détendre et pour qu’ils puissent donner toute leurs capacités aromatiques. Pour cela je préconise le seau avec de l’eau fraîche et une petite dizaine de glaçons sur la surface  pour maintenir la température. Si vous n’avez pas de seau, optez pour la brique à vin avec le même principe.
 
Pour les rouges de grande facture, les servir entre 17 et 20°. Plus chaud, serait néfaste à la dégustation. Le vin exacerberait sa structure et non son bouquet. En revanche, l’été, veillez à servir ces grands vins rouges relativement frais, car les températures montent très vite dans les verres. Cela a pour conséquence de faire ressortir l’alcool plutôt que la palette aromatique.
 
Et pour contrôler tout ça, rien de mieux que le thermomètre à vin comme juge de paix, c’est précis et quelle frime !!!
par cyril passion du vin publié dans : passionduvin
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Dimanche 8 janvier 2006

Fromage… Rouge ou Blanc ?

 

Amis blogger ! Très bonne année vineuse à vous tous, pleine de découverte et de passion.

 

Nous allons démarrer la rentrée avec un sujet brûlant ! Je ne suis pas un dictateur en terme de goût, mais l’apprentissage de quelques bases en terme d’accord mets et vins s’impose : notamment une idée reçue, récurrente, bizarre mais tellement tenace !  BOIRE DU VIN ROUGE AVEC DU FROMAGE !

 

Je voudrais citer en préambule de ce chapitre, Mr Alain Senderens, mon maître Yoda, qui a tout appris au jeune Luc Skywalker que j’étais. Car j’ai eu l’immense privilège de travailler comme commis sommelier dans son temple de la perfection de l’accord des mets et des vins. Voici quelques lignes de son livre qui s’appelle :

 

LE VIN ET LA TABLE d’Alain Senderens, le mariage idéal des mets et des vins en 80 recettes aux éditions de la revue des vins de France. Il dit page 229 : « Je me suis souvent étonné de l’habitude, pourtant très répandue, de proposer du vin rouge avec le fromage. Les tannins du vin ressortent presque toujours et le fromage casse littéralement la structure des vins qui apparaissent aussitôt décharnés et secs quand ils ne sont pas affublés d’un mauvais goût métallique. Je me suis toujours demandé d’où ces épousailles fromage vin rouge tenaient  leur légitimité. Je dois tout de même avouer que j’ai parfois assisté à des rencontres courtoises entre un fromage et un vin rouge (par exemple un Saint-Nectaire avec un Saint-julien ou un Pomerol jeunes, quand l’onctuosité de la pâte venait tempérer l’impétuosité de l’attaque du vin). J’ai parfois vu des fromages bourguignons, Langres ou Epoisses, côtoyer sans convaincre un pommard. Dans la plupart des cas, le vin le plus soyeux semblait se hérisser de piquants… ».

 

 

Aussi je préconise pour les avoir mangées et bues,  plusieurs astuces :

 

-Sur des fromages de types chèvres frais, je choisi des vins à base de cépage sauvignon de Loire,  plutôt de jeunes Sancerre ou Pouilly-fumé à ne pas confondre avec Pouilly Fuissé qui est au sud de la Bourgogne et qui est de cépage chardonnay.

 

-Des fromages  de type chèvres secs s’accorderont à ravir avec des Chenins de Loire comme des Vouvray  et des Montlouis sur un millésime un peu évolué.

 

- Pour les fromages à croûte fleurie  de type camembert, notre fleuron National, pourquoi ne pas les marier avec un cidre de qualité ou un calvados du type poiré, issus du même terroir.

 

-Les fromages à pâte persillée (roquefort, fourme, etc…) s’accorderont parfaitement avec des vins liquoreux : Sauternes bien évidement mais il n’y a pas qu’eux, un Saussignac ou un Monbazillac seront tout aussi parfaits.

 

-Un munster ira à ravir avec son voisin Gewurztraminer.

 

Et pour moi le clou de spectacle : un gruyère de Fribourg avec un côte du jura et une tranche de pain de campagne légèrement toastée. Pour tout ça je dis un grand Merci à Mr Alain Senderens et à  Mr Jacques Puisais qui était un de mes maîtres de conférences de l’école hôtelière de Tours. Toutefois si vous persistez à garder du red with the cheese,  et que vous m’invitez chez vous, j’aurai toujours un p’tit coup d’ blanc pour vous faire changer d’avis !  A bon entendeur ! …

 

par cyril passion du vin publié dans : passionduvin
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Vendredi 18 novembre 2005
Le beaujolais pas si laid !
Qui m’aurait dit un jour que j’allais trouver un beaujolais nouveau de très bonne qualité !
Et bien c’est chose faite avec le beaujolais de chez mon ami  Jean Paul Brun. « Cuvée l’ancien », packagée en 50 Cl et bien évidemment du millésime 2005. D’habitude c’est un vin à boire sans prétention facile et festif. Ce qui me va, pour l’heure très bien , avec une bande de potes, du saucisson et le groupe licence 4 comme musique de fond avec leur tube légendaire «  allez viens boire un p’tit coup à la maison ». Je voudrais rendre au Beaujolais ce qu’il m’a donné. C’est une des rares régions de France qui  n’a pas peur de faire goûter son vin et qui accueille ses visiteurs qu’ils soient professionnels ou non avec la même gentillesse et beaucoup de simplicité. Alors je dis MERCI ! Cet aparté fait, je voudrais remettre les pendules à l’heure. Le beaujolais, ce n’est pas que du primeur, c’est aussi et surtout de magnifiques villages ! Ils sont au nombre de dix et ont tous leurs spécificités et de furieux vignerons s’attachant  à faire des vins de haute qualité. Pour n’en citer que quelques uns : Marcel Lapierre et Jean Foillard sur Morgon, Guy Coton sur Fleurie et bien d’autres…
Je souhaiterais tirer un grand coup de chapeau à la famille Duboeuf, sans qui le beaujolais n’aurait sûrement pas la notoriété internationale qu’on lui connaît. Pour les infos techniques, allez sur le site www.beaujolais.net : TOUT Y EST !
Dans le resto aujourd’hui, il y en a pour tous les goûts : du rouge nouveau : normal !  Du blanc pas nouveau !  Millésime 2004 Alors là c’est beaucoup plus difficile à trouver car le beaujolais blanc ne représente que 1 % de la production. Et on termine par du vin de table Liquoreux, issue de cépages chardonnay  « botrytisés ». Et là, c’est de la haute couture ! VOICI LA PREUVE EN IMAGE !
 
par cyril passion du vin publié dans : passionduvin
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Dimanche 13 novembre 2005
Souvent, on me pose la question : comment faut-il faire à la maison pour décanter un vin ?  Faut- il le mettre en carafe tout de suite après l’avoir ouvert ou faut-il attendre ? Etc, etc…
 
Il faut tout d’abord bien différencier le « carafage » de la décantation.  Le « carafage », c’est l’action est de transvaser le vin de la bouteille dans une carafe et cela d’une manière plus ou moins énergique afin de développer ses arômes. (C’est comme la naissance d’un nouveau né avec ses premiers cris, en développant ses poumons). Cette action ne nécessite pas l’usage d’une bougie. Plus la carafe est grande et meilleure en sera l’oxygénation.
 
* ASTUCE : J’utilise une carafe à magnum pour oxygéner une bouteille. Suivant la concentration des vins, je n’hésite pas a les remuer plus ou moins violemment dans cette même carafe. De plus les vins jeunes doivent être ouverts longtemps à l’avance. Et même certains vins peuvent supporter une journée d’ouverture et être bus le lendemain, notamment des vins corsés ou ayant beaucoup de matières.
Tout le monde s’accorde à dire que les vins jeunes doivent d’être carafés et non décanter.
 
A contrario, les grands vins, avec l’âge prennent du dépôt. Et là, la décantation prend tout son sens ! Elle est l’action de séparer le vin de son dépôt  par le biais d’une lumière d’appoint qu’est la bougie (elle ne sert pas à chauffer le vin, comme j’ai pu l’entendre maintes et maintes fois). Il est bien évident que le vin doit être remonté de la cave délicatement et horizontalement, afin de ne pas remettre le dépôt en suspension !!! Il est préférable d’utiliser une carafe du type canard ou aiguière  et de décanter d’une manière délicate et sans à-coups jusqu’à l’apparition du dépôt dans le col de la bouteille.
 
* ASTUCE : Pour cela,  il faut enlever la totalité de la collerette pour mieux voir et essuyer le col  la bouteille afin d’enlever toute salissure avant de transvaser !!!! Et surtout, il est nécessaire  d’ AVINER LA CARAFE (c’est à  dire mettre un peu de vin dans la carafe, afin d’enlever toute poussière et résidu de produit vaisselle. Cela prépare l’arrivée du vin). Le vin de cet avinage sert de suite à contrôler si la bouteille à carafer ou à décanter n’est pas bouchonnée ou ne présente pas d’autres défauts notoires. Cela vous gagnera du temps mais hélas pas d’argent si la bouteille est foutue !
 
Les très vieilles bouteilles, je n’y touche pas. Sitôt débouchées, sitôt goûtées et servies. Il serait dommage que l’air ambiant profite des peu d’arômes que renferme la bouteille.
Je vous joins la photo de D. Mauvin, celui là, il a un nom  prédestiné. Il est échanson d’argent et il vous montre le bon geste et la bonne prise en main de la bouteille ! ALLEZ BONNE DECANTATION !!!!
par cyril passion du vin publié dans : passionduvin
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Samedi 12 novembre 2005
Je me suis trouvé une nouvelle passion. Chiner de vieux objets de la vigne et du vin dans les brocantes et les vides greniers. Et j’en ai  trouvés !!!! Ma chérie Ana, collectionne les ciseaux de brodeuses et les nécessaires à couture. Alors on furte chacun de notre côté la perle rare au meilleur prix. Les vides greniers aquitains ont regorgé de petits trésors. A commencer par celui de Listrac et celui de Macau, dans le Médoc où j’ai chiné de vrais objets de décoration, pour le mur du salon. Pour débuter, il y a trois ans j’ai déniché un mini pressoir dans état lamentable, mais Gilou le retraité, alias mon père, l’a parfaitement restauré. Ce pressoir servait à presser quelques grappes, afin d’en extraire le jus, juste à l’arrivée de la vendange, et d’en mesurer le degré de sucre naturel mustimètre.
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Mercredi 9 novembre 2005
Ce qui est intéressant dans les vins de  Loire, c’est la diversité et la maîtrise de la vinification des vins, notamment dans les différentes couleurs et suivant les millésimes.
Il faut savoir que tous les vins ont été présentés par Bouquet de Loire sous l’impulsion de papy avec la collaboration  de JP P, Corinne et tout son staff. Un grand MERCI,  pour ce délicieux déjeuné.
Les prix des vins étaient plus que raisonnables, mais je ne peux pas vous les indiquer car ils étaient hors taxes et réservés aux professionnels.
 
Nous allons donc terminer cette grande dégustation, comme tout bon feu d’artifice par le bouquet final : les grands liquoreux de Montlouis en 2003 de chez  Jacky Blot. Et oui, c’est toujours lui ! Avec trois de ses cuvées, qui ont été vendangées par tris successifs bien évidemment, mais surtout, suivant  des états différents de la botrytis. (Botrytis  cinéréa : Champignon  microscopique attaquant le grain de raisin provoquant le dessèchement de celui-ci : donc une concentration en matière et en sucre)
 
- Premier vin : La cuvée des Loups : 18° de degré naturel, vendangé donc, au premier stade de botrytis. Un  vin élégant  avec une jolie robe d’un jaune moyennement soutenu, avec un nez de fruits exotiques très marqué. En bouche une remarquable fraîcheur.
 
- Deuxième vin : La cuvée Romulus : 22° de degré naturel à contrario de la cuvée Remus qui est en sec. (Voir les précédents articles). Pour info, cette cuvée n’a été faite pour l’instant, que dans trois  millésimes : 1990, 1997 (juste 1 barrique) et 2003. La robe est d’un jaune soutenu, avec des beaux reflets brillants. Au nez, l’ananas frais est au rendez-vous, ainsi que des arômes d’abricots secs, et de pâte d’amande. En bouche un vin remarquablement bien équilibré.
 
 Et pour finir………….RRRRRRRRRRR !!!!!!!!!!!!!!
 -Dernier vin : La Cuvée Romulus Plus.  Et là ! Non de d’là! Ca c’est du Ch’nin ! C’est  la première fois que J.B.en fait .29° degré naturel.
  Robe d’un jaune très marqué. Nez puissant de pêche, de mangue, de vanille, et même d’eucalyptus. En Bouche, c’est anthologique ! L’attaque est puissante     comme un moteur de Ferrari. C’est du jamais goûter dans mes carnets de dégustation. Un gras ! Avec des arômes de poires confites et en finale, une petite touche de poivre gris. Les caudalies sont interminables. Caudalie : Se compte en seconde, c’est le temps où les arômes du vin restent  en bouche une fois celui-ci ingéré.
par cyril passion du vin publié dans : passionduvin
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Lundi 7 novembre 2005

Merci pour l'aide , car  j'ai du mal a maîtriser la bécane,  pour mettre en forme les articles !

Le logo est superbe !

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Dimanche 6 novembre 2005
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Dimanche 6 novembre 2005
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Dimanche 6 novembre 2005
La trilogie Star Wine 2003 en loire.
-Saumur-Champigny « CUVEE LISAGATHE » 2003.Du Chateau du Hureau, de chez Vatan.
Ce vin est superbe,  flatteur et étonnement concentré. La robe est noire, le nez est très dense de fruits rouges très mûrs. En bouche, le plaisir est immédiat ! C’est d’autant plus étonnant qu’il n’y a toujours pas d’élevage (Le vin n’a vu que de la cuve).
-Bourgueil. Domaine de la Butte (MI-PENTE 2003, c’est le non du vin) de chez J.Blot. La vigne se situe entre 60 et 80 mètres de dénivelé. Le terroir est calcaire pur. L’âge des vignes est de 50 ans, et là…..roulement de tambour……15hecto / hectares. 5 semaines de cuvaison. 14° de richesse naturelle.18 mois d’élevage 1 /3 bois neuf, 1 / 3 barrique d’un an, 1 / 3 barrique de deux ans. Non de non ! C’est énorme ! A goûter : rien de terrestre. C’est un vin d’une autre planète. La robe est noire, le nez est sur des arômes complexes de fruits tels que le pruneau cuit, la framboise, la mûre sauvage,  la cannelle et aussi des odeurs de vanille fraîche.
En bouche, un vin de grande classe et élégant à faire pâlir plus d’un grand cru classé de B…allez, je vous laisse, je vais « mipenter ».
-Et pour finir : Chinon « CLOS DE LA DIOTERIE » toujours 2003 de chez Charles Joguet. Apparemment, c’est la plus grande « Dioterie » qui a jamais été faite.
Et je peut comprendre : l’exposition du coteau de la Dioterie est plein Nord ce qui explique, que ce millésime de canicule a mûrit d’une manière exceptionnelle sans que ses raisins ne se fassent cuire. A contrario de la parcelle du Chène Vert de ce même Chinon, qui elle est plein Sud et fait de grandes années dans les millésimes plus conventionnels. Je vous en parle. La robe est noire comme l’ébène, avec une brillance et une intensité jamais vue. Le nez est d’une puissance et d’une richesse exceptionnelle.
par cyril passion du vin publié dans : passionduvin
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